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Quand vint l'époque
de Noël, de tous jeunes arbres furent abattus, n'ayant
souvent même pas la taille, ni l'âge de notre
sapin, lequel, sans trêve ni repos, désirait
toujours partir. Ces jeunes arbres étaient toujours
les plus beaux, ils conservaient leurs branches, ceux-là,
et on les couchait sur les charrettes que les chevaux
tiraient hors de la forêt.
- Où vont-ils? demanda le sapin, ils ne sont pas
plus grands que moi, il y en avait même un beaucoup
plus petit. Pourquoi leur a-t-on laissé leur verdure?
- Nous le savons, nous le savons, gazouillèrent
les moineaux. En bas, dans la ville, nous avons regardé
à travers les vitres, nous savons où la
voiture les conduit. Oh ! ils arrivent au plus grand scintillement,
au plus grand honneur que l'on puisse imaginer. A travers
les vitres, nous les avons vus, plantés au milieu
du salon chauffé et garnis de ravissants objets,
pommes dorées, gâteaux de miel, jouets et
des centaines de lumières.
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