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Après bien des
demandes et bien des réponses indifférentes
ou dures, il se trouva devant la maison d'Eidel le jardinier.
A-t-on jamais eu l'idée de vendre des sapins à
l'homme dont c'est le métier de les faire pousser
? Le pauvre innocent frappa et la grosse voix d'Eidel
lui répondit :
Qui frappe à pareille heure ? L'enfant n'osa répondre.
Mais qui frappe chez moi quand je veux être en paix
? reprit Eidel et ses sabots claquèrent sur le
plancher. Il ouvrit sa grande porte, et l'humble quémandeur
aperçut un arbre magnifique, tout rutilant, tout
chargé de richesses et qui jeta sa vive lueur jusque
dans la rue déserte.
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